« L’étreinte du serpent » de Ciro Guerra (2015)

Film colombien noir et blanc.

A quarante ans de distance, deux ethnobotanistes – l’un américain l’autre allemand – partent à la recherche de la yakruna, une plante sacrée très puissante, possédant la vertu d’apprendre à rêver. Accompagnés du même guide, Karamakate, un chaman amazonien puissant, dernier survivant de son peuple, vivant isolé dans la jungle, devenu un chullachaqui, la coquille vide d’un homme, privée d’émotions et de souvenirs, les deux scientifiques entreprennent leur voyage au cœur de la forêt amazonienne.

Un film initiatique sur le choc des civilisations montrant la violence des colons (blancs) exploiteurs du caoutchouc ; la violence des missionnaires (blancs) persécutant leurs novices (orphelins colombiens) ; la démence d’un messie (blanc) s’offrant à ses adeptes dans une eucharistie cannibale ; autant dire : la corruption des peuples indigènes par les blancs.

Certaines images ne sont pas sans rappeler les photographies (noir et blanc) magnifiques de Sebastião Salgado et le film en son entier un autre grand cinéaste (chilien) : Patricio Guzman (« Le bouton de nacre », 2015 ; « Nostalgie de la lumière », 2010).

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