« La Terre et l’ombre » de César Acevedo (2015)

Film colombien, 2015 ; sortie : février 2016.

Un homme marche sur une route bordée de cannes à sucre. Un poids-lourd approche. L’homme doit se mettre à l’abri. Le poids-lourd ne ralentit pas. Une, deux,… trois remorques sont tirées par la traction. Un nuage de poussière enveloppe tout alentour. Le poids-lourd est passé. Le nuage de poussière se dissipe. L’homme sort du champ de cannes à sucre et poursuit sa route. C’est la première image…

Plus tard, les récolteurs de cannes à sucres, travaillant dans des conditions sanitaires extrêmes, incertains d’être payés, achèvent leur journée. Les corps sont salis, exténués. Ils stationnent en position assise au milieu des champs ratissés. L’image de Salgado passe par là….

Tandis que tous les plans fixes dans la maison font penser à Bela Tarr.

Alfonso, vieux paysan, revient au pays pour se porter au chevet de son fils malade (abattu par le travail aux champs). Il retrouve son ancienne maison (entourée autrefois d’orangers), où vivent encore celle qui fut sa femme, sa belle-fille (qu’il découvre) et son petit-fils (qu’il ne connaissait pas). Le paysage est apocalyptique. La période de récolte et de brûlage des cannes à sucre provoque une pluie de cendres continue.

Du grand cinéma.

Soit par plans fixes, soit par travellings, la caméra glisse sur ce destin tragique…

comme par indolence…

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