« Ma’Rosa » de Brillante de Mendoza (2016)

Que ce dernier film de Brillante de Mendoza (réalisateur philippin également de « Kinatay » (2009), « Lola » (2010), « Taklub » (2016), cf post du 19/11/16) n’ait pas reçu la palme d’or au dernier festival de Cannes est (à peine) (in) croyable ! Le cinéma ne se résume pas à raconter une histoire. Comme dans les autres arts, il s’agit d’une recherche, d’une réinvention, d’un re-questionnement… sur le cinéma.

Ma’Rosa et son mari sont arrêtés pour trafic de drogue. A partir de cette arrestation tout ce qui se déroule dans ce film à nos yeux de spectateurs occidentaux, majoritairement non pauvres (Manille : 1,6 million d’habitants, plus d’un tiers vit sous le seuil de pauvreté), protégés, préservés par une police non corrompue, est une suite d’hallucinations.

Pour figurer la dimension parallèle et clandestine des forces de l’ordre philippines, Brillante de Mendoza filme caméra au poing… Ce qui a pour effet de plonger le spectateur dans une tension extrême.

Du grand-grand-grand cinéma.

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