« Poesia sin fin », Alejandro Jodorowsky (2016)

Dans un pays sous dictature (le Chili), un jeune homme, devenu bientôt adulte, cherche à échapper aux rets de son père despotique pour devenir poète.

Suite au formidable « La danza de la realidad » (2013), les (mêmes) obsessions du réalisateur se côtoient : l’onirisme, le loufoque (poète aux chaussures de clown vertes), l’excès, la démesure, l’exubérance, la parade, la foire, le carnaval, le cirque.

La cour des miracles de Jodorowsky est peuplée de poètes, de muse déjantée, de nains, de naines, d’hommes sur échasses, de manchots, d’acrobates, de danseurs, d’hommes de force, etc.

Dans ses films, Jodorowsky ose tout.

La scène la plus troublante est certainement celle où un homme de taille normale et une naine font l’amour ; la plus flamboyante celle du carnaval ; la plus drôle celle où le père se retrouve le crâne rasé…

Quand le prolifique le dispute à la poésie.

Un cinéaste unique, avec parfois quelques accents de Pasolini : « Uccellacci e uccellini », de Buñuel, de Roy Andersson – les scènes au ralenti du bar évoquent furieusement « Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence » -, de Marcel Carné – hommage aux « Enfants du Paradis ».

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