« American Honey » d’Andrea Arnold (2016)

La caméra opère sur le réel à la manière d’entomologiste par prélèvements de bribes, de fragments d’images tronquées ou volées (format carré). D’emblée, l’on est saisi, dépaysé, questionné : qui est cette jeune fille qui apparaît à l’écran (tout le film se déroule ensuite à travers ses yeux), qui sont les deux enfants (le petit garçon roux et la petite fille) qui l’accompagnent ? Pourquoi fouillent-ils une benne à ordures ? (Ouvrant le film, la scène du poulet est hallucinante). Quelle est cette bande de jeunes qui croise leur route et qui descend en meute d’un van sur le parking d’une grande surface ? Qui est ce Jake, jeune homme apparemment chef de la meute, dont Star (la jeune fille) est immédiatement attirée ? A toutes les échelles, de la dimension des insectes à celle des plus grandioses paysages américains (tout peut être sujet de curiosité et d’étonnement pour la réalisatrice), le suspens nous tient en haleine (avec quelques longueurs, mais peu importe) durant 2 h 47. Pour Star, le leitmotiv du début à la fin du film reste le même : COMMENT SAUVER SA PEAU ?

Retrouvailles (c’est un plaisir) avec du grand (vrai) cinéma d’art indépendant.

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