« Grave » de Julia Ducournau (2016)

Les « expériences limites » au cinéma, au sens de Philippe Sollers en littérature (Dante, Sade, Lautréamont, Mallarmé, Artaud, Bataille), les expériences réellement transgressives (donc libres) (ou mettant la liberté en question) et au final réellement « cinématographiques » (songeons à certains films de Lars Von Trier « Nymph[]maniac » ou de Gaspar Noé « Irréversible » et « Love »), les expériences qui nous plongent dans des territoires réellement inconnus (différents de ceux du sexe par exemple) – avec des effluves archétypaux archaïques et ancestraux (Thyeste et Atrée – les Atrides) (cannibalesques) et qui font vivre plusieurs expériences réellement esthétiques (même si plusieurs scènes – se dit-on – sont exagérées – euphémisme -), les « expériences » réellement « limites » au cinéma sont finalement rares.

[Pourquoi se met-on à penser que certaines scènes du film – celles qui se déroulent notamment au sein de l’école de vétérinaire – d’une manière ou d’une autre s’appuient sur du vécu ?]

On classe ce film parmi les films d’horreur (parce qu’il faut bien classer, c’est notre manie et cela nous rassure), mais non…

« Grave » de Julia Ducournau (2016) constitue bien une de ces expériences-limites-là.

Et c’est une jeune femme de 34 ans (et non un homme) qui a réalisé ce film…

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