« Houellebecq », Cahiers de L’Herne (2017)

LES THEMES :

Le désenchantement, l’individualisme, la frustration sexuelle, Schopenhauer, Auguste Comte, Joe Dassin, Pif le Chien, la misanthropie, la noirceur, le supermarché, le bonheur, le quotidien, les puissances financières, industrielles et idéologiques, la souffrance comme moteur de poésie, le règne de la marchandise, le libéralisme sexuel (post-68), la dépression, la misère physique des hommes, opposition à l’Europe, la défense des particularismes, de la culture et de la langue française, le festif, l’auto-fiction, la destruction de la cellule familiale, le divorce par consentement mutuel, l’impossibilité de relations entre humains, le guide du routard, les vieux, les moches, l’Occident, les musulmans, les peep-shows, l’alcool, le viagra, les cigarettes, le lesbianisme, le triolisme, le tourisme sexuel, les aduslescents, la solitude, les milieux professionnels absolument dépourvus d’intérêt, le monde de l’entreprise, la compétition sans frein, le consumérisme, l’offre et la demande de sexe, la vie éternelle…

LES GRANDES CONTRIBUTIONS :

« Houellebecq a le droit d’écrire », Salman Rushdie (p 120) (Houellebecq et le blasphème : « la religion la plus con, c’est quand même l’Islam »)

« Face à l’infini », Sylvain Bourmeau (p 127) (Pour « La possibilité d’une île »)

« Cosmic Junction », Maurice G. Dantec (p 215) (« Viens de terminer ‘Les Particules élémentaires’ »)

« D’une solitude à l’autre : Houellebecq vs Bataille », Jacques Henric (p 233)

« Du bon usage du suicide », Bernard-Henry Lévy (p 241)

« Houellebecq économiste », Bernard Maris (p 243)

« Et, en tout, apercevoir la fin… » Philippe Muray (p 247)

« L’absolue singularité, miroir du nihilisme », Michel Onfray (p 252)

« Non domestiqué », Yasmina Réza (p 257)

« Le Comte est bon », Michel Bourdeau (p 343)

« Michel Houellebecq et la science-fiction » Marc Atallah (p 349)

« La connaissance totale », Martin Croley (p 360)

« Michel Houellebecq, génie du comique absolu », Alain Vaillant (p 373)

SES INEDITS :

« Présence du corps : le chatouillement selon Spinoza » (p 59) (« D’emblée, la frustration sexuelle se présente comme une démangeaison. Si aucune action n’est entreprise, cette démangeaison devient de plus en plus douloureuse… »)

« Poèmes » (p 65) (« J’aimerais annoncer de bonnes nouvelles, prodiguer des paroles consolantes. » « comment se fait-il que notre solitude soit si profonde ? »)

« Je suis normal. Ecrivain normal » (p 66)

« La question pédophile » [On demande à Michel Houellebecq ce qu’il pense de la pédophilie…] [Un gros éclat de rire] (p 88)

« La fête » p 90 (« Le but de la fête est de nous transformer en animaux »)

« Le conservatisme, source de progrès » p 93 (« Si donc il existe de nouveaux réactionnaires, c’est qu’il doit y avoir de nouveaux progressistes. Comment les définir ? »)

« En toutes lettres (abécédaire houellebecquien) (p175) (« Dépression : c’est la maladie moderne par excellence – l’hystérie, c’est fini »)

« Mourir » (p 273)

« Pourquoi n’ai-je pas écrit des trucs comme ça » (p 301)

SES GRANDS ENTRETIENS :

« Je crois peu en la liberté » (p 106)

« Houellebecq, contretemps. Confessions d’un enfant du siècle » (p 334)

TEMOIGNAGES A SON PROPOS :

« J’ai rencontré Michel au salon du livre d’Athènes. Nous nous sommes retrouvés côté-à-côte au restaurant. Quand est venu le moment de passer la commande, il a demandé s’il y avait au menu du gigot d’agneau confit à la façon maquisard de 1821. »

Ou bien encore :

« Il regarde longuement la carte avant de commander un yaourt. »

SES PERLES :

« Tout poète est un suicidé-vivant. »
« Je suis un individualiste à tendance fusionnelle. »
« N’ayez pas peur du bonheur, il n’existe pas. »
« La vie consiste essentiellement à se gratter. »
« Radicalement noir. »
« Le moi est une névrose intermittente et l’homme est encore loin d’être guéri. »
« Qu’est-ce que je fous avec ces cons ? »
« Il suffit d’avoir prévu de s’amuser pour être certain de s’emmerder. »
« Mes personnages se situent plutôt dans la classe moyenne supérieure, donc de gauche. »
« J’aimerais bien faire quelque chose avec la de joie, mais il faudrait que je fasse autre chose que de la Littérature. »
« J’aime bien me fritter avec Nietzsche. »
« Pour échapper à la vie, la littérature, c’est formidable. »
« Non, la beauté formelle n’apporte aucune consolation. »

SES CONFIDENCES (p 275) :
« Lorsque j’étais bébé, ma mère ne m’a pas suffisamment bercé, caressé, cajolé… »

384 pages.

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