« Je te regarde » Alexandra Badéa (2015)

Nous aimons être connectés, être « profilisés », géolocalisés et télé-surveillés. Nous ne souhaitons prendre aucun risque (nous souscrivons à l’assurance adéquate, nous optons pour la garantie à 100 %). Nous souhaitons la guerre oui mais asymétrique (tous les morts du même côté). Nous appelons de nos vœux (?) la société de la transparence. Nous souhaitons tout contrôler, tout surveiller et être surveillés.

Dans « Je te regarde », trois paires de personnages coexistent dans une même situation de surveillance. Positionné à quelques dizaines de milliers de km de distance, un couple, qui entretient une relation virtuelle (fantasmée même) dans le cadre d’un rapport principalement professionnel et hiérarchique (ils créent des buildings), se télé-observent par le canal de leur webcam. Derrière une batterie d’écrans, une gardienne de prison observe le détenu dont elle a la charge et dont elle est… amoureuse. Au sein d’un couple (bien réel celui-là), la femme suspectant une relation extra-conjugale de son mari, l’espionne par le truchement de son profil, de son portable, de son compte MeetMe, etc. Bien que n’ayant aucun rapport entre elles, en dehors de leur manie de surveillance, les trois cellules modulaires périront, en dépit de la société hyper-surveillée, à l’aéroport, dans le cadre du même… attentat.

 

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