Larry Clark

« Je suis un artiste, je n’obéis à aucune règle, aucun interdit social, moral, ça ne m’a même jamais traversé l’esprit, je ne fais pas de concession, je vais droit au but. »

« Je suis né à Tulsa, Oklahoma en 1943. j’ai commencé à me shooter aux amphétamines à 16 ans. je me suis shooté tous les jours, pendant trois ans, avec des copains, puis j’ai quitté la ville mais je suis revenu. Une fois que l’aiguille est rentrée, elle ne ressort plus. » Larry Clark, Tulsa, 1971

L’enfance de Larry Clark et surtout sa prime adolescence sont profondément marquées par une vie familiale difficile. Son premier contact avec la photographie est lié à l’activité professionnelle de sa mère, qui fait du porte-à-porte pour proposer de photographier les nouveaux-nés. Larry Clark, alors âgé de 14 ans, accompagne sa mère dans ses tournées et l’assiste.

En 1961, pour s’éloigner de sa famille, il s’inscrit à la Layton School of Art de Milwaukee (Wisconsin). Il découvre les photographies de W.Eugene Smith dans le magazine Life et s’intéresse à la possibilité de raconter des récits par le biais de la photographie.

En 1962, de retour dans sa ville natale, il photographie ses amis, de jeunes marginaux au parcours erratique. « Des photographies interdites, des photos qu’on n’était pas censé faire, d’une vie qui n’était pas censée avoir lieu ». Larry Clark fait état, sans aucune concession, de la dérive d’une certaine jeunesse américaine perdue entre drogue, sexe et violence. Recueillies dans un ouvrage intitulé Tulsa, publié par Ralph Gibson aux éditions Lustrum Press, ces photographies sont à la fois un journal intime et un document rare sur l’ennui et la misère de l’Amérique profonde.

Publié en 1971, Tulsa a fait scandale auprès de la scène artistique, mais reste un ouvrage de référence pour bon nombre de jeunes photographes contemporains.

Au milieu des années 70, Larry Clark obtient une bourse de la National Endowment for the Arts (Fondation nationale pour les arts) qui lui permet de se consacrer à son deuxième livre, Teenage Lust. Le propos y est encore sulfureux et provocateur : la sexualité des adolescents. Bien qu’il ait alors une trentaine d’années, Clark photographie toujours les jeunes qui l’entourent. Il est le témoin dénué de tout jugement moral et le protagoniste de son autobiographie en images.

Martin Scorsese et Gus Van Sant reconnaîtront l’influence de Larry Clark pour des films tels que Taxi Driver et Drugstore Cowboy et l’encourageront vers la réalisation de long-métrages de fiction. Son premier film Kids (1995) est présenté aux Festivals de Sundance et de Cannes en 1995. Larry Clark explore dans cette première œuvre cinématographique les dérives du monde adolescent à travers un groupe de jeunes de Manhattan qui sombre dans la drogue. Censuré aux États-Unis, le film y remporte néanmoins un succès à la fois critique et commercial.

Larry Clark poursuit son exploration du corps et de la psyché adolescents : Another Day in Paradise (1997), Bully (2001), Ken Park (2002), Wassup Rockers (2006), Impaled (in Destricted, compilation de 7 courts-métrages de différents réalisateurs, 2006).

Source : Maison européenne de la photographie.

Tulsa (1971)


Marfa girl
(2012)

 

Kiss the past hello (2012)

Larry Clark night (2015)

 

 

 

 

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