Christoph Marthaler (Rétrospective 1993 – 2017)

« Ma vie consiste en une observation extrême. Mes personnages se situent en dehors de toute psychologie, ils ne sont pas percés à jour non plus. Ces gens-là ont une biographie, mais elle n’est pas montrée sur scène. Ils ne s’ouvrent pas réellement. On n’apprend pas à les connaître  de l’intérieur. C’est pourquoi tant de choses en sortent. Au théâtre, je n’aime pas les grands gestes, les gesticulations dramatiques. Ce n’est pas mon monde. Dans certains bistrots, dans les buffets de la gare en Suisse, se trouvent surtout des hommes, chacun assis à une table. Et ils se taisent. Restent silencieux longtemps. Et parfois il y en a un qui dit quelque chose et loin derrière il y en a un autre qui répond. Et les autres ne bougent pas. C’est un drôle de réseau de communication sans regards. Un état de mise en sommeil. Cela contient une grande tension. Ce rapport de tension entre les gens dans ce genre de bistrot est extrêmement intéressant, tant d’un point de vue théâtral que musical. Tout comme le fait que quelqu’un dit quelque chose et, des minutes plus tard, une réponse vient de quelque part. La réponse a été longuement réfléchie. C’est très suisse. Mais pas seulement. J’ai vécu la même chose à Berlin. Lorsqu’on fait du théâtre, on est à la recherche de formes. J’ai choisi cette situation, je me la suis appropriée pour en faire ma forme. »

Christoph MARTHALER, dans : Klaus DERMUTZ, Christoph Marthaler. Die einsamen Menschen sind die besonderen Menschen , Salzbourg et Vienne, Residenz Verlag, 2000, p.12, trad. C.M. Trad. en français : J.M.P

 

« Murx den Europäer ! Murx ihn! Murx ihn! Murx ihn! Murx ihn ab! Ein patriotischer Abend » (1993)

En 1993, le metteur en scène suisse Christoph Marthaler a fait des débuts remarqués à la Volksbühne de Berlin avec Murx… Le monde recréé sur scène par Marthaler est une salle d’attente où l’horloge s’est arrêtée. Onze hommes et femmes sont assis à des tables. Ce n’est que lorsqu’ils chantent qu’une impression de fraternité s’installe. La beauté de ces harmonies musicales est ambiguë, car les airs qu’utilise Marthaler appartiennent au répertoire des chansons ‘heimat’ allemandes. Le metteur en scène condamne subtilement la banalité et les travers dangereux de l’existence petite-bourgeoise. Dans Murx, ce n’est pas seulement au public d’expression allemande qu’il renvoie son image, mais à nous tous.

 

 

« Stunde null oder die Kunst des Servierens » (L’Heure zéro ou L’Art de servir) (1995)

Marthaler Stunde Null

 

« Murx den Europäer ! Murx ihn ! Murx ihn ! Murx ihn ! Murx ihn ab ! Ein patriotischer Abend » (Bousille l’Européen ! Bousille-le ! Bousille-le ! Bousille-le bien !)(1996)

 

 

 

« La Nuit des rois »  Shakespeare (2000)

 
« Hotel Angst » (Hôtel peur)

 

 

« La mort de Danton » de Buchner (2006)

 
« Platz mangel » (Manque de place) (2007)

https://www.youtube.com/watch?v=kF-AJeqWWLA

 

« Maeterlinck » (2007)

Marthaler maeterlinck

 

« Riesenbutzbach – A Permanent Colony »  (2009)

https://www.youtube.com/watch?v=pgJ7GPMNgpQ

 
« Grande Duchesse de Gérolstein » (2010)

 

« Papperlapapp » (2010)

https://www.theatre-video.net/video/Papperlapapp-extraits-video

 

 

« Katja Kabanova »  de Leoš Janáček (2011)

 

 
« The Makropulos Case » (2011)

 

 

« Meine faire Dame. Ein Sprachlabor » (Un laboratoire de langues) (2012)

 
« Glaube Liebe Hoffnung » (Foi Amour Espérance)  d’Ödön Von Horvath

 
« Letze Tage. Eine Vorabend » (2013)

 
« King size » (2013)

 

 

 

« Tessa Blomstedt gibt nicht auf » (2014)

 

 

« Les Conte d’Hoffmann » (2014)

 
« Das Weisse vom Ei »  (Une île flottante) (2015)

 

 

« Die Wehleider » (2016)

https://schauspielhaus.de/de_DE/repertoire/sommergaeste_ein_grenzfall.1091925

 
« Hallelujah (Ein Reservat) »  (2016)

 
« Bekannte Gefühle, gemischte Gesichter » (2016)

 

 

« Wozzeck » d’après « Woyzeck » de Georg Büchner (2017)

 
« Lulu » (2017)

http://www.staatsoper-hamburg.de/de/spielplan/stueck.php?AuffNr=146367#pagenav

 

 

6 réflexions sur “Christoph Marthaler (Rétrospective 1993 – 2017)

  1. Bonjour, Je ne ne souviens plus. C’est de la négligence de ma part. Je ne suis pas sûr de moi. J’ai trouvé cette piste sur internet. Christoph MARTHALER, dans : Klaus DERMUTZ, Christoph Marthaler. Die einsamen Menschen sind die besonderen Menschen , Salzbourg et Vienne, Residenz Verlag, 2000, p.12, trad. C.M. Bonne journée.

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  2. Re-bonjour, Citation de « Papperlapapp » qui est un spectacle de Marthaler que j’ai vu, vous êtes sûr ? Voulez-vous dire : citation produite par Christoph Marthaler autour de ou à l’occasion de la création « Papperlapapp » ? Je vous pose la question puisque si vous avez la réponse, j’en profiterai pour citer cette source… Merci.

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    1. Le « merci infiniment » était la citation (séquence où Ueli Jäggi et Bernhard Landau répètent à plusieurs reprise l’expression cependant que le cénotaphe sur lequel ils s’allongent monte et descend tel un monte-charge) ! C’est un détail du spectacle (mais les spectacles sont des accumulations de détails).
      Oui, je suis formel pour la citation, c’est bien à la page du 12 du livre mentionné. Sauf que le livre en question est en allemand et que la citation n’est pas traduite. Avez-vous trouvé une version traduite en français de l’ouvrage ou de l’article duquel la citation provient ?

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  3. Vous me posez des colles. J’ai réalisé cette rétrospective il y a deux ans. J’ai oublié. J’ai dû la traduire moi-même (maintenant ça me revient vaguement : ça doit être pour cela que je n’ai pas cité ma source) ; avec l’aide je l’avoue d’une traduction en ligne… C’est moi qui vous remercie infiniment. Bonne journée.

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