« Mektoub My Love : Canto Uno » d’Abdellatif Kechiche (2018)

Sur arrière-fond de guerre que l’on ne verra jamais sinon via les images d’un ancien film sur la guerre 14-18 (l’un des protagonistes du film est absent et parti en mission sur le porte-avion Charles de Gaulle dans le golfe – l’action se déroule en 1994), après le préambule d’une scène d’accouplement brûlant, en contre-champ des vies et travaux à la ferme (dans une bergerie) ou au restaurant, dans un carrousel tourbillonnant et un marivaudage moderne constant, le film d’Abdellatif Kechiche célèbre la sensualité, les plaisirs, le désir, les courbes féminines, les torses masculins, les sens, les regards profonds, la vie insouciante, les filles ne cessent pas de sourire, les garçons aussi, des pleurs ne tardent pas à survenir, on n’a pas le temps de s’installer, de savoir qui est avec qui, les filles passent de main en main, les hommes de filles en filles, la plage, les jeux de baignade – toujours sensuels -, l’éveil des sens, les danses, les fêtes en boîtes de nuit, jusqu’aux dyonisies, sous le regard d’un jeune éphèbe (photographe, réalisateur, spectateur) incapable de faire comme ses pareils, inapte à être entreprenant, en état d’observateur, de quasi paralysie, de catalepsie, irritant à force d’immobilisme…

et dévorant.

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s