« La maladie du sens » Bernard Noël (2001)

L’art a-t-il pour but d’être fait pour tous ?

« La maladie du sens » (2001) mène une réflexion sur la vie et l’œuvre de Stéphane Mallarmé au travers des confidences et des pensées imaginaires de sa veuve, mais traite également de l’obsession (pour ne pas dire la hantise) que nous avons à vouloir « COMPRENDRE » : « Il ne pouvait opérer la métamorphose de ce qu’il avait compris en ce que je cherche à comprendre, pour la raison qu’on ne peut inoculer la connaissance à qui n’a pas réussi à l’atteindre ; on ne saurait ainsi empailler le vivant et le garder vif… » Livrée à elle-même, la femme de Mallarmé devient représentative des lecteurs désarmés face à l’œuvre énigmatique de son défunt mari.

« Le sens, la sensure » (1985) Autre face de la censure, la sensure est le moment de la privation du sens dans un temps d’abondance permissif où tout est autorisé et où plus rien n’a de valeur.

« Arno Breker et l’art officiel », sur le sculpteur officiel d’Hitler. A-t-on raison de prêcher pour un « art populaire » ? Peut-il exister un art (pur) (comme le revendiquait le sculpteur) dégagé de tout sens politique et idéologique ? Si l’art n’est pas neutre, quel sens politique recouvre-t-il ? L’art et l’Etat poursuivent-ils le même but ? Peuvent-ils être accordés ? L’art neutre – apolitique – dénué d’idéologie, serait-il l’art insignifiant ? L’art pourvu de sens idéologique ou politique serait-il celui qui interroge ? Comme Stéphane Mallarmé se questionnait dans son texte : « Hérésies artistiques », l’art a-t-il pour but d’être fait pour tous ? Est-il destiné à être… (comme le souhaitait Arno Breker)… populaire ?

« Le château de Cène », « L’outrage aux mots » « Le pornographe » (1990) Difficile d’être l’auteur d’une œuvre irrécupérable (p 151 et 163). Le pouvoir déboute l’art car la société recherche un sens et un seul : l’univocité et la fixité du sens, tandis que la culture est plurielle et instable (p 153, 155, 156). L’outrage aux mots, c’est l’abus de langage.  La Sensure, c’est la privation de sens par l’excès de messages, d’informations et de communication. (p. 157, 158)

« Le syndrome de Gramsci » (1993) Le narrateur se découvre (traumatisme pour lui) oublieux du nom de l’adversaire du fascisme : Antonio Gramsci.

« La castration mentale » (1997) La société du libre-échange favorise la disparition du sens et conduit en droite ligne… à la castration mentale.

 

noël 2

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