Andres Serrano

 

1985 : Blood cross

Serrano Blood cross

 

1985 :  Octopus Head

Serrano Octopus Head

 

1987-1990 : Immersions

Dans Immersions, des substances telles que l’urine, le lait, le sang et le sperme sont présentées dans des images formelles et méditatives. Le Piss Christ constitue une des Immersions. Il s’agit d’un petit crucifix produit industriellement que j’ai plongé dans un bocal où se mélangeaient urine et sang. Pour moi cette photographie n’est ni sacrilège ni blasphématoire. Elle met en scène la vérité humaine de la Passion, la réalité d’un supplice supporté en notre nom. La crucifixion est une torture terrible, un acte de barbarie qui a toujours cours. Ce petit objet qui est pour nous si familier – auquel nous adressons nos prières, que nous touchons avec amour – y voyons-nous encore l’atrocité qu’il met en scène ? Mon Piss Christ est une œuvre chrétienne : une œuvre de dévotion au sens le plus classique du terme.

 

 

1990 : Nomads

 

 

1990 : The Klan


1990 : Black supper

Réalisé en 1990, Black Supper est le dernier des Immersions. J’étais arrivé au bout d’une route et j’ai hésité sur ce sujet. Contrairement aux autres Immersions, j’ai utilisé de l’eau. Des bulles se sont formées accidentellement, rendant difficile de voir le sujet. Ils donnent au polyptyque cet effet irréel et féerique. Ces cinq photographies ne sont pas une seule image coupée, mais cinq différentes prises de vue distinctes pouvant former un tout plus grand.

 

1991 : The Church

 

1992 : Objects Of desire

Objects of Desire est une série de photographies d’armes à feu, d’images violentes, de raffinements froids ou de dangers extrêmes, qui reflètent le problème social de la possession et de la collecte d’armes à feu. Dans Objects of Desire, nous regardons la photo mais elle nous regarde aussi. C’est un aspect important de mon travail. Le titre de cette série provient du film de Buñuel intitulé That Obscure Object of Desire (1977). Je suis un grand fan de son travail. Devant travailler à la Nouvelle-Orléans, je me suis concentré sur les armes qui y circulent librement et sur tout ce qu’une arme à feu peut signifier comme substitut psychique. J’y ai rencontré des collectionneurs d’armes – des hommes, jamais des femmes – qui traitaient ces armes comme des œuvres d’art, qui les respectaient, les admiraient et les convoitaient. Les armes que j’ai photographiées étaient toutes chargées. Le désir était aussi une menace. J’aime l’idée de regarder la mort dans les yeux, de faire face au danger.

 

1992 : The morgue

The Morgue forme un lieu construit autour du corps humain toujours présent. Chaque photographie fonctionne comme un portrait d’autant plus fort qu’il est singulier. En travaillant, je tenais à protéger l’identité de ces personnes. C’est pourquoi elles apparaissent d’une certaine manière masquées. En les prenant en gros plan ou en saisissant des détails, leurs qualités individuelles gagnent en expressivité. Tout autant que l’être humain encore présent, ces détails symbolisent la mort tantôt barbare et violente, tantôt sournoise et paisible. Par le titre, descriptif et factuel, je restaure l’histoire de ces morts. Ce ne sont que des constats.

 

1995 A History Of Sex

 

 

2000-2001 The Interpretation of Dreams

 

 

2001 : Blood on the Flag

Serrano Blood

 

2001-2004 : América

Serrano a commencé à travailler sur l’Amérique après le 11 septembre en prenant des portraits de 115 Américains, y compris des pompiers du 11 septembre, des descendants des peuples autochtones américains et un souteneur. Comme il arrive souvent dans l’œuvre de Serrano, l’Amérique présente des thèmes plus vastes à travers des individus symboliques, explorant la diversité identitaire et culturelle.

 

2009 : Nudes


2011 Holy Works

L’objectif de Serrano est une réinterprétation globale de l’idée du portrait sacré dans l’histoire de l’art. Loin des intentions iconoclastes typiques de nombre de ses séries passées, l’artiste apparaît orienté sur une interprétation de la peinture italienne du XVe siècle, le revitalisant à sa manière, grâce à l’utilisation de personnages choisis parmi ses amis et connaissances possédant des traits typiques du melting pot de New York, et qui jouent toujours un rôle central dans ses travaux photographiques.
Serrano a déclaré: « Plutôt que de détruire les icônes sacrées, je les réinvente et les renforce.» Dans toute la production artistique de Serrano, il existe un désir délibéré et déclaré d’être reconnu par les autorités ecclésiastiques comme l’un des artistes religieux les plus importants de son époque. Andres Serrano a souvent été défini comme « un Caravage moderne » et cette série d’œuvres d’art confirme l’appellation, le consacrant définitivement comme l’un des artistes contemporains les plus importants qui ait jamais osé aborder les thèmes religieux et l’iconographie de l’histoire de l’art sacré.

 

2014 : Residents of New York

 

 

2016 : Denizens of Brussels

 

2015 : Torture Soudan

 J’ai photographié une femme du Soudan, Fatima, qui est une victime de la torture. Elle a été maltraitée et violée à plusieurs reprises par la police soudanaise. Quand je suis venue prendre sa photo, elle ne voulait pas vraiment montrer son visage, alors je lui ai suggéré de le couvrir du regard jusqu’à ses yeux et elle a accepté.

Serrano Torture Soudan

 

2015 : Torture

Torture présente des images de natures mortes d’instruments de torture médiévaux et d’hommes à capuchon, dans lesquelles le spectateur se concentre sur les personnes opprimées ou ostracisées à cette époque.  Pur cette la série, j’ai senti quelque chose de très particulier en y travaillant : j’ai été contraint d’agir en tortionnaire tout en compatissant avec la victime. À nouveau, la dualité est à l’œuvre. La souffrance et la violence, le sacrifice et l’inhumanité, le bourreau et la victime. Les objets sont tous « réels » et authentiques. Ils ont servi à infliger des sévices à travers l’histoire. Je les ai trouvés à travers l’Europe et ils forment une mémoire de ce que l’homme est capable de faire subir à d’autres hommes. C’est, d’une certaine manière, l’autre face du Piss Christ. Celle de la violence et de la barbarie.

 

2017 :  Made in China

 Créé lors de la résidence d’artiste au Red Brick Art Museum, Made in China est présenté au public pour la première fois lors de cette exposition. Serrano est le premier artiste en résidence du Red Brick Art Museum. Il s’agissait de son premier voyage en Chine. À travers le thème des mariages chinois, il a voulu refléter la diversité de « l’état de la Chine ». Il a lancé un appel public, aux couples récemment mariés, aux hommes et aux femmes célibataires, ainsi qu’aux personnes divorcées d’âges et de milieux sociaux différents. Les participants portaient des vêtements de cérémonie et figuraient dans des images dramatiques explorant le mariage, l’amour, les relations et les carences de ces institutions. « Made in China » est l’œuvre la plus récente de Serrano, faisant écho à « Budapest » (1994), « America » (2001) et « Cuba » (2012)

 

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