« In my room » Ulrich Köhler (2018)

La caméra s’agite en tous sens, le cadrage est chaotique, la mise au point laisse à désirer, le son est douteux. Le reportage sur les hommes et sur les femmes politiques du parti SPD que le journaliste souhaitait réaliser pour le compte de son média est raté, comme il le découvre plus tard à sa rédaction.

Les lumières sont stroboscopiques lorsque le protagoniste se rend après le travail en boîte de nuit où il fait la rencontre d’une jeune femme qu’il invite chez lui pour une visite très vite tronquée.

La caméra ralentit lorsqu’il apprend l’agonie de sa grand-mère et qu’il se rend à son chevet pour veiller sur ses derniers instants.

Lorsque le personnage découvre que quelque chose ne tourne pas rond dans sa ville, celle-ci étant inexplicablement désertée, des voitures aux moteurs encore allumés étant abandonnées, sur le fleuve un bateau inoccupé voguant à la dérive, sur l’autoroute, des bus et des poids lourds étant vides de passagers, la caméra se fige…

Il est difficile de réaliser du surnaturel avec du réel, d’insérer l’un dans l’autre, mais ce film y parvient à merveille.

Inexplicablement, Armin se découvre subitement seul au monde pour le démarrage d’une nouvelle robinsonnade, un nouvel Eden et une nouvelle Adam-et-Ev-ade qui se terminera ni comme le roman de Daniel Defoe ni comme la Bible…

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