Cecilia Bengolea, François Chaignaud, Vlovajobpru, rétrospective 2008 -2019

Cecilia Bengolea et François Chaignaud collaborent depuis 2005. Ensemble, ils créent Pâquerette (2005-2008), Sylphides (2009), Castor et Pollux (2010), Danses Libres (2010), (M)IMOSA (coécrit et interprété avec Trajal Harrell et Marlene Monteiro Freitas, 2011), Altered Natives’ Say Yes To Another Excess – TWERK (2012), Dub Love (2013) et DFS (2016). Ils créent en septembre 2014 en ouverture de la Biennale de la Danse de Lyon How Slow The Wind pour sept danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon et signent en 2015 deux autres chorégraphies originales pour le Ballet de Lorraine (Devoted), sur une musique de Philip Glass et pour le Tanztheater Wuppertal (The Lighters’ Dancehall Polyphony).

 Avec Sylphides, performance écrite pour des corps évoluant dans des combinaisons de latex à air comprimé, ils gagnent le Prix de la critique de Paris en 2009. Cinq ans plus tard, François Chaignaud et Cecilia Bengolea reçoivent le prix Jeunes Artistes à la Biennale de Gwangju pour l’ensemble de leur œuvre. Leurs créations sont présentées entre autres au Festival d’Automne et au Centre Pompidou à Paris, au festival Impulstanz à Vienne, à The Kitchen et à l’Abrons Art Centre de New York, au Festival d’Avignon, à la Tate Modern et l’ICA de Londres, au théâtre Sadler’s Wells de Londres, au Tanz im August à Berlin, à la Biennale de Lyon, au festival Montpellier Danse, au deSingel à Anvers, au Centre National de la Danse à Pantin, au Teatro de la Ribera à Buenos Aires, au Panorama Festival à Rio de Janeiro ou au SESC Sao Paulo et enfin plus récemment en octobre 2018 au Festival international Kyoto Experiment, au Japon.

2008 : Pâquerette de Cécilia Bengolea / François Chaignaud, spectacle créé le 7 mars 2008 au Quartz scène nationale de Brest

BENGOLEA Paquerette

Pâquerette cherche à élaborer des stratégies de pénétration. La pénétration devient dans Pâquerette un mode de relation. Il s’agit, par là, de pousser au plus loin un mouvement déjà repérable dans l’histoire récente de la danse. Pâquerette évoque ainsi l’érotisme, l’amour, la sexualité et la pornographie. 

L’irruption sur la scène chorégraphique de ce duo inclassable François Chaignaud et Cecilia Bengolea a donné lieu à une réception aussi ambiguë que l’objet qu’ils présentaient Pâquerette, leur première pièce. La question est au fond de savoir d’où regarder cette pièce qui pose un véritable défi au regard : faut-il la voir comme un « manifeste contra-sexuel », une fantaisie chorégraphique, un précis de préciosité, une performance corporelle ?

https://www.numeridanse.tv/videotheque-danse/paquerette

 

2009 : Sylphides de Cécilia Bengolea / François Chaignaud, spectacle créé le 24 février 2009 au Quartz scène nationale de Brest

bengolea Sylphides

Les sylphides sont des êtres immatériels, fruits de l’imagination des humains et médiums entre les mondes principalement entre celui des morts et celui des vivants… Entre rite funéraire et amphidromie (fête de la naissance), Sylphides s’annonce comme une tentative littérale de réincarnation.

https://www.numeridanse.tv/videotheque-danse/sylphides

2009 : Duchesses de François Chaignaud / Marie-Caroline Hominal, spectacle créé en 2009 pour le festival Tanz im August Berlin

Entre extase aride, méditation radieuse et hypnose cruelle, Duchesses explore une danse invraisemblable, souveraine et prisonnière à partir du jeu le plus ancien de l’humanité. Le hula hoop, symbole de libération sexuelle, devient pour Duchesses, un outil de chorégraphie, instantané et incessant, sans passé, ni futur – un véhicule universel à deux roues.

Chaignaud duchesse

 

 

2010 : Castor et Pollux de Cécilia Bengolea / François Chaignaud, spectacle pour spectateurs allongés créé le 2 mars 2010 au Quartz scène nationale de Brest

BENGOLEA castor

Les deux frères jumeaux, nés de pères différents (Pollux est le fils de l’immortel Zeus, tandis que Castor est le fils du mortel Tyndare, roi de Sparte), incarnent à la fois la force indéfectible de l’amitié fraternelle qui les lie et la tragique inégalité de naissance qui les sépare. En dépit de leur héroïsme fougueux, Castor meurt sous les coups d’un rival laissant Pollux, l’immortel, désemparé. Ils obtiennent de Zeus une existence alternée entre Olympe et Enfers, qui met fin au déséquilibre de leurs conditions, mais les sépare à jamais. Des légendes plus tardives les transforment en la constellation des Gémeaux. Six corps réunis par le biais d’élingues et de poulies rejouent le mythe tragique.

https://vimeo.com/58262651

 

2011: (M)IMOSA – Twenty looks or Paris is burning at the Judson Church, de Cécilia Bengolea  / François Chaignaud / Marlène Monteiro Freitas / Trajal Harrell

(M)IMOSA / Twenty Looks or Paris is Burning at The Judson Church (M) explore l’intensité de la faille entre le désir et l’impossibilité de devenir autrui en confrontant les quatre chorégraphes à la collision entre les questions posées par la rencontre avec la scène new-yorkaise du voguing et les autres composantes de leurs identités personnelles et artistiques.

BENGOLEA Mimosa

Forgé dans les quartiers marginaux de Harlem, à New York, au début des années 60, le voguing est une forme de performance sociale, pratiquée principalement par des gays, lesbiennes et transgenres d’origines afro-américaine et latinos, regroupés en communautés (houses). Le voguing imite des types sociaux liés au monde de la mode, du luxe et du business, en rejouant les catégories de genre et de race qui les fondent.

https://www.numeridanse.tv/videotheque-danse/mimosa

 

2012 : Altered Natives’ Say Yes To Another Excess –  TWERK de Cécilia Bengolea / François Chaignaud, spectacle créé le 18 septembre 2012 à la biennale de la danse de Lyon

Depuis leur adolescence, Cecilia Bengolea et François Chaignaud fréquentent les discothèques et en font un lieu de pratique. De Londres à NYC ils parcourent les clubs de drum&bass, jungle, dubstep, reggae, bashement, house, voguing, hype comme centres de recherche anthropologique. Ils y découvrent et apprennent le dancehall jamaïcain, le krump, la house, le split & jump… des danses qui, au delà de leurs différences formelles et spirituelles, partagent un certain sens du jeu (avec la musique, et entre les principes techniques et les idéaux qui les déterminent).

Pour altered Natives’ Say Yes To Another Excess – TWERK,  ils fraient un chemin vers une écriture singulière, impure, illuminée par le graphisme et l’organicité des danses dévorées  au delà de la citation. Entourés d’Alex Mugler, Ana Pi et Elisa Yvelin, ils se donnent pour défi de faire confiance à la danse, à ses puissances expressives, fraternelles, poétiques, préconscientes et discursives.

 


Ce travail et ce jeu d’écriture s’accomplissent en lien étroit avec une investigation musicale autour du Grime. Musique électronique née dans l’est de Londres dans les années 2000, le Grime (« crasse » en français) combine, malaxe, et transforme des sons issus du dancehall, du hip hop et de la UK Garage. La férocité syncrétique de ce style, semblant suspendu entre deux vitesses contradictoires, entre l’abstraction des sons synthétiques et l’urgence charnelle des MC’s dialogue avec la multitude des influences qui ont inspiré les danses. C’est la première fois que des DJ’s de la scène Grime (Elijah et Skilliam du label Londonien Butterz) jouent dans un théâtre et collaborent avec des  danseurs contemporains.

https://www.numeridanse.tv/videotheque-danse/altered-natives-say-yes-another-excess-twerk

 

2013 : Dub Love de Cécilia Bengolea / François Chaignaud, spectacle créé le 27 novembre 2013 à la Ménagerie de verre

La rencontre de Cecilia Bengolea et François Chaignaud avec le DJ Dub High Elements a mené les deux danseurs à confronter leur pratique à l’univers du Dub. Né en Jamaïque à la fin des années 60, le Dub serait le fruit d’une erreur. Lors d’une soirée, King Tubby aurait joué un disque sur lequel n’avaient été gravées que les pistes instrumentales, sans les pistes vocales. Ce son nouveau, laissant une place inédite au couple basse-batterie, aurait provoqué surprise et engouement auprès du public. Depuis, le Dub s’est continuellement développé en Jamaïque et en Grande-Bretagne, pour devenir le lieu de grands rassemblements festifs. L’intensité des vibrations émises par les Sound Systems, leur impact physique sur le corps et leur puissance fédératrice ont fait de ces rendez-vous des évènements spirituels, politiques et religieux.

Intéressés par la construction en deux temps du Dub, François Chaignaud et Cecilia Bengolea ont imaginé, en collaboration avec Ana Pi, la chorégraphie de Dub Love selon le même système : d’abord réalisés en studio, les morceaux sont ensuite déconstruits et reconstruits lors des concerts, à l’aide d’une table de mixage permettant de changer librement l’équilibre entre chaque piste et d’appliquer de nombreux effets sonores (échos, reverbs, distorsions, sirène…) Ce processus permettant d’osciller entre architecture rigoureuse et liberté improvisée, entre engagement et abstraction, donne à Dub Love une liberté infinie de remix des danses sur scène.

https://www.numeridanse.tv/videotheque-danse/dub-love

 

2014 : How slow the wind, de Cécilia Bengolea / François Chaignaud, spectacle créé le 10 septembre 2014 à l’Opéra de Lyon

Commande à Cecilia Bengolea et François Chaignaud du Ballet de l’Opéra de Lyon pour sept danseurs, dans le cadre du programme Les Labyrinthes du cœur

How Slow the Wind du compositeur japonais Toru Takemitsu ouvre un paysage fait de lumières, de vents, de vitesses, de suspensions… Inspirée d’un poème d’Emily Dickinson, elle est très imagée – évoquant le calme d’avant ou d’après la catastrophe…

HOW SLOW THE WIND de François Chaignaud et Cecilia Bengolea

 

2015 : Devoted, de Cécilia Bengolea / François Chaignaud

Spectacle créé le 12 mai 2015 à l’Opéra national de Lorraine

Commande de l’Opéra National de Lorraine pour neuf danseuses sur pointes à Cecilia Bengolea et François Chaignaud

« Nous avons composé une chorégraphie de longues lignes, de spins, de pas de ballet et dancehall. Nous voulons créer une continuité entre le passé classique et moderne et notre temps, des lignes de fuite vers le passé et de spéculation vers le futur. »

https://www.numeridanse.tv/videotheque-danse/devoted

 

2016 : Radio Vinci Park de François Chaignaud / Théo Mercier, spectacle créé le 22 mars à la Ménagerie de Verre à Paris dans le cadre du festival étrange cargo 2016

Dans l’espace d’un parking souterrain, lieu de tous les fantasmes liés à nos enfers contemporains de l’urbanisme, se déploie un inquiétant rituel motomachique. Sur le son de Radio Vinci Park deux personnages, dont un motard, se livrent à un rituel – domptage, parade amoureuse, enlèvement, duel, agression… qui transforme le parking en arène.

https://vlovajobpru.com/spectacles/radiovincipark/

 

2017 : DFS, de Cécilia Bengolea / François Chaignaud, spectacle créé le 12 septembre 2016 au Théâtre du Loup dans le cadre de la Bâtie-festival de Genève

Fascinée par la complexité rythmique du Dancehall jamaïcain, Cecilia Bengolea étudie depuis plusieurs années cette culture musicale et chorégraphique née dans les années 60 en Jamaïque. Le Dancehall est un style de vie résistant aux structures de pouvoir, une dénonciation des idéologies oppressives. C’est un exutoire à la violence et à la compétition que subissent les plus jeunes dans les ghettos de Kingston. En Jamaïque où elle se rend régulièrement, Cecilia Bengolea a rencontré deux danseurs, stars du Dancehall (Damion BG Dancerz et Giddy Elite Team) et intégré le groupe de danseurs garçons gangsters à Kingston, Verbnation.

Mû par le rêve de chanter et danser simultanément, François Chaignaud s’est engagé dans l’étude des chants polyphoniques traditionnels géorgiens (à trois ou quatre corps et voix). Ce répertoire, parfois très ancien (certains chants encore chantés sont antérieurs à la chrétienté) est considéré à la fois comme une tradition et comme un élément toujours vivant du quotidien. Le répertoire y est très varié selon les régions et les fonctions de chaque chant. La plupart des chants sont construits à trois voix, créant des frottements et des vibrations spécifiques. La découverte de ce répertoire, aux sonorités rêches, pré-classiques, l’a conduit à l’exploration des débuts de la musique polyphonique française écrite du XIIIème siècle (Guillaume de Machaut, notamment). S’y retrouvent les mêmes enjeux collectifs de complémentarité des voix, certains intervalles et principes de compositions, et une même pensée magique de la musique. L’étrangeté des harmonies, antérieure à l’invention de l’accord et de la rationalité classique, conserve une mémoire râpeuse et sophistiquée du continent européen d’avant la Renaissance, d’avant la colonisation.

 

Bengolea DFS

En empruntant un chemin propre de recherche, avant de réunir et composer les matériaux chorégraphiques et musicaux qui en seront issus, François Chaignaud et Cecilia Bengolea affirment à la fois leur passion pour les pratiques chorégraphiques et artistiques extérieures au champ de référence de la danse contemporaine, et leur désir de forger une écriture spécifique, spéculative, abstraite, humoristique, à partir de l’expérience de ces langages hétérogènes…

https://vimeo.com/203322712

2017 : Romances inciertos, un autre Orlando de François Chaignaud / Nino Laisné, spectacle créé le 10 septembre 2017 au Théâtre Saint-Gervais dans le cadre de la Bâtie-festival de Genève

Romances inciertos, un autre Orlando est à la fois un concert et un récital, qui s’articule en trois actes, comme un souvenir d’opéra-ballet. Y apparaissent successivement La Doncella Guerrera, qui nous emmène, dans un contexte médiéval, sur les traces d’une jeune fille partie au combat sous les traits d’un homme ; le San Miguel de Garcia Lorca, archange voluptueux et objet de dévotion, aussi orné que douloureux, porté lors des processions ritualisées de la Semana Santa ; et la Tarara, gitane andalouse qui, après un amour déçu, oscille entre mysticisme et séduction, et cache une secrète androgynie…

https://www.theatre-chaillot.fr/fr/saison-2018-2019/romances-inciertos-autre-orlando

2018 : Insect Train de Cécilia Bengolea / Florentina Holzinger, spectacle créé les 26 et 27 avril 2018, Desingel, Anvers

L’enfer est sur terre et nulle part ailleurs. Plusieurs épisodes se succèdent où des insectes hybrides évoluent dans un lac de vase et chantent des fables, dans un environnement dont l’imprévisibilité des conditions force à une constante adaptation. À travers un conditionnement physique et sensoriel au cœur d’un paysage infecté et gluant, on assiste à la défiguration d’un monde.

 

2018 : Soufflette de  François Chaignaud, spectacle créé en résidence avec la compagnie carte blanche première le 24 mai 2018, Studio Bergen, Norvège

Cette soufflette à travers les siècles est une réconciliation des contraires que la modernité a produit et voulu faire passer pour inévitable (ancien – nouveau, superstitieux – rationnel, obscurantisme – lumières). Le Moyen Âge déteste la nouveauté. Et les voix polyphoniques que l’on va créer ne surgissent pas ex nihilo, elles sont pensées comme déjà présentes, comme les échos fantômes de nos hymnes actuels.

https://www.youtube.com/watch?v=kpukdGOzZck

 

Biographie Cecilia Bengolea :

Cecilia

Née à Buenos-Aires, Cecilia Bengolea se forme aux danses urbaines et poursuit des études de danse anthropologique auprès d’Eugenio Barba avant d’étudier la philosophie et d’histoire de l’art à l’Université de Buenos-Aires. En 2001, elle s’installe à Paris et suit la formation Ex.e.r.c.e. à Montpellier, dirigée par Mathilde Monnier. En 2011, Cecilia Bengolea co-réalise deux courts-métrages en dialogue avec l’œuvre de Levi-Strauss Tristes Tropiques : La Beauté (tôt) vouée à se défaire avec Donatien Veisman et Cri de Pilaga avec Juliette Bineau. Cecilia Bengolea performe la danse comme une sculpture animée, avec la possibilité de devenir objet et sujet en même temps. Elle collabore régulièrement avec les artistes Dominique Gonzalez-Foerster, Monika Gintersdorfer, Knut Klassen ainsi qu’avec les artistes spécialistes du dancehall Damion BG Dancerz et Joan Mendy.

En 2016, Cecilia Bengolea est commissionnée par l’ICA à Londres pour la première édition de Art Night et présente au Covent Garden Market une installation vidéo à l’intérieur d’un dispositif constitué de miroirs holographiques ainsi qu’une performance participative de dancehall en collaboration avec la ballerine Erika Miyauchi et l’artiste dancehall Damion BG Dancerz. En collaboration avec l’artiste anglais Jeremy Deller, elle co-réalise le film RythmAssPoetry, commissionné par la Biennale d’art contemporain de Lyon 2015. Ensemble, ils tournent leur second film en Jamaïque, Bombom’s Dream, commissionné par la Hayward Gallery de Londres et la Biennale d’art contemporain de Sao Paulo 2016.

 

Biographie François Chaignaud :

Chaignaud

Né à Rennes, François Chaignaud étudie la danse depuis l’âge de 6 ans. Il est diplômé en 2003 du Conservatoire National Supérieur de Danse de Paris et collabore ensuite auprès de plusieurs chorégraphes, notamment Boris Charmatz, Emmanuelle Huynh, Alain Buffard et Gilles Jobin. Depuis He’s One that Goes to Sea for Nothing but to Make him sick (2004) jusqu’à  Думи мої(2013), il crée des performances dans lesquelles s’articulent danses et chants, dans les lieux les plus divers à la croisée de différentes inspirations. S’y dessinent la possibilité d’un corps tendu entre l’exigence sensuelle du mouvement et la puissance d’évocation du chant, et la convergence de références historiques hétérogènes – de la littérature érotique (Aussi Bien Que Ton Cœur Ouvre Moi Les Genoux, 2008) aux arts sacrés. Ses terrains de recherche s’étendent des précurseurs de la modernité chorégraphique du début du XXème siècle (François Malkovsky, Isadora Duncan) aux avant-gardes actuelles, et des techniques et symboliques du ballet classique aux danses urbaines et non scéniques. Également historien, il a publié aux PUR L’Affaire Berger-Levrault : le féminisme à l’épreuve (1898-1905). Cette curiosité historique le conduit à initier des collaborations diverses, notamment avec la légendaire drag queen Rumi Missabu des Cockettes, le cabarettiste Jérôme Marin (Sous l’ombrelle, en 2011, qui ravive des mélodies oubliées du début du XXème siècle), l’artiste Marie Caroline Hominal (Duchesses, 2009), les couturiers Romain Brau et Charlie Le Mindu, le plasticien Théo Mercier (Radio Vinci Park, 2016), le musicien Nosfell (Icônes, 2016), le photographe Donatien Veismann ou encore le vidéaste César Vayssié. En 2017 il collabore à de nombreux projets, notamment avec l’artiste Brice Dellsperger pour Body Double 35, ou la réouverture du cabaret Madame Arthur.

À l’occasion de La Bâtie-Festival de Genève 2017 François Chaignaud crée en collaboration avec l’artiste Nino Laisné Romances inciertos, un autre Orlando, spectacle autour des motifs de l’ambiguïté de genre dans le répertoire chorégraphique et vocal ibérique présenté lors de la 72ème édition du festival d’Avignon. En mai 2018 il crée également Soufflette une pièce pour le Ballet Carte Blanche (Norvège) en collaboration avec le couturier Romain Brau.

En mai 2019 a eu lieu au Kunstenfestivaldesarts à Bruxelles la première de Symphonia Harmoniæ Cælesitum Revelationum, une recherche sur le chant chrétien antique et autour du répertoire d’Hildegarde de Bingen en collaboration avec Marie-Pierre Brébant.

Réalisé à partir de leur site Web : https://vlovajobpru.com/

 

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