« Survie », « La magie lente », « La rivière » Denis Lachaud (2018)

« Survie »

Les couples se croisent, leurs dialogues s’entremêlent (comme souvent dans l’écriture de Denis Lachaud) mais ils ne communiquent pas « réellement ». Les personnages sont co-présents, mais ils s’expriment en forme de monologues sans établir de « véritables » dialogues ou bien parcimonieusement. Ils communiquent à un niveau autre…

Sonia s’est sauvée parce qu’elle ne supportait plus de vivre avec son compagnon qui l’étouffait. Ce dernier, Gaël, continue de la traquer et part à sa poursuite dans la forêt, où Sonia apprend à survivre en mangeant ce qu’elle trouve de comestible, au point de devenir , peut-être même, comme d’autres…, cannibale… Dans la forêt où elle trouve refuge, elle croise un couple de vieilles personnes (peut-être un futur couple de Sonia, dont les membres sont plus à l’écoute et plus respectueux ?). Le vieil homme est épuisé, il ne parvient plus à marcher. A l’image de Gaël, une bête rend visite à Sonia pour lui annoncer qu’elle la traquera toujours. Lors d’un travelling arrière, on découvre la scène où Sonia a pris la décision de quitter le domicile conjugal. Gaël et elle avaient invité un couple d’amis : Olivier et Laure. Prétextant un mal de tête, Sonia était partie en quête d’une pharmacie, mais en réalité elle fuyait pour toujours… Comprenant immédiatement ce qu’il se passait, Gaël était parti aussitôt sur ses traces. A la fin de la pièce, on retrouve Sonia vivant seule dans la forêt, complètement investie dans l’organisation de sa survie. De son côté, Gaël s’est remis avec une nouvelle conjointe : Hélène. Il n’aurait pas supporté son existence sans vie conjugale. Dans les bois, Sonia a fait la rencontre d’un autre homme, Haroun, qu’elle prend au départ pour Gaël, mais qui est tout différent. Toutefois, Sonia ne veut pas quitter sa solitude tant qu’elle n’aura pas repris assurance en elle…

« La magie lente » (2018) Un homme adulte réussit à exprimer le fait qu’il a été violé (sodomisé) par son oncle, cinq ans durant, entre huit et treize ans…

« La rivière » (2018) Trois frères débarrassent la maison parentale. La découverte d’objets de leur enfance réveille des souvenirs, notamment l’histoire que leur racontaient leurs parents : la légende du joueur de flûte de Hamelin. Le Maire de la ville promet 10.000 florins à qui réussira à débarrasser la ville des rats qui l’infestent. Le joueur de flûte s’exécute et délivre la ville de ces bestioles. Notable parjure, le Maire ne tient pas parole. Le joueur de Flûte se venge, en attirant cette fois tous les enfants de la ville avec son instrument de musique à vent, pour les faire disparaitre dans les entrailles de la Terre. Pourquoi raconte-t-on des histoires aux enfants ? Quelles traces celles-ci laissent-elles en eux ?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s