« Madres paralelas » de Pedro Almodóvar (2021)

Où l’on retrouve l’univers de Pedro Almodóvar, le soin porté aux décors et aux costumes, le jeu de couleurs souvent chaudes, toujours prononcées, vives, contrastées : orange, rouge, ocre, vert ; une certaine classe, une certaine sophistication, qu’on perçoit facilement dans les maquillages, « Madres paralelas » fait surtout côtoyer deux mondes, celui de Janiz (Pénélope Cruz) photographe et … Continuer la lecture de « Madres paralelas » de Pedro Almodóvar (2021)

« Le chant des oiseaux » Albert Serra (2008)

Lorsqu’ils apparaissent l’un après l’autre dans les paysages somptueux, ce qui fait leur force digne du récit biblique qu’ils incarnent, c’est qu’ils ne sont pas une unité (un personnage unique, Albert Serra le fera plus tard dans « La mort de Louis XIV » en 2016) : C’est qu’ils ne sont pas deux personnages (Albert Serra l’a … Continuer la lecture de « Le chant des oiseaux » Albert Serra (2008)

« Illusions perdues » de Xavier Giannoli (2021)

Pour perdre des illusions, il faut d’abord en avoir eues et il faut aussi avoir quelque chose à perdre. Cette chose à perdre pour Lucien Chardon ou Lucien de Rubempré est double. D'abord, c’est le paradis originel (la vie provinciale à Angoulême, l’amour originel avec Mme de Bargenton, sa riche protectrice) appelons cela l’innocence. Cette … Continuer la lecture de « Illusions perdues » de Xavier Giannoli (2021)

« Compartiment n°6 » de Juho Kuosmanen (2021)

Laura, puisque c’est elle, très émouvante, très sensible et très vulnérable, et en même temps, très solide, est très courageuse. Elle ne sait pas où elle va, nous non plus nous ne le savons pas davantage, mais contre fortune bon cœur, ou bien contre vents et marées, elle y va. Étudiante finlandaise en archéologie, elle … Continuer la lecture de « Compartiment n°6 » de Juho Kuosmanen (2021)

« Pleasure » de Ninja Thyberg (2021)

Pleasure de Ninja Thyberg montre l’envers de la caméra de l’industrie pornographique, sommet de la domination masculine et de l’exploitation sexuelle des femmes pour le plaisir quasi exclusif des hommes. Sans surprise dans ce film, toutes les personnes qui s’occupent de cette industrie, en dehors des maquilleuses, sont à 99 % des hommes, pour 90 % … Continuer la lecture de « Pleasure » de Ninja Thyberg (2021)

 « Debout les femmes » François Ruffin et Gilles Perret (2021)

On peut penser ce qu’on veut de François Ruffin mais cet homme (député) est au service des gens. Il serait plus correct de dire même qu’il est au service des petites gens. Si vous avez perdu votre boussole, si vous ne savez plus où est la gauche et à quoi elle sert, allez voir « Debout … Continuer la lecture de  « Debout les femmes » François Ruffin et Gilles Perret (2021)

« Julie (en 12 chapitres) » de Joachim Trier (2021)

Julie rencontre un garçon. Ils sont très attirés l’un par l’autre. Ils se courtisent. Lors de ces expériences de drague, tout est permis. Elle est très troublée. Elle est amoureuse de lui. Il est très amoureux d’elle. Il la fascine. D’un certain point de vue, il lui « ressemble »… : le désir d’insouciance par exemple, le … Continuer la lecture de « Julie (en 12 chapitres) » de Joachim Trier (2021)

« Les Intranquilles » de Joachim Lafosse (2021)

Ils vivent en couple. Ils ont un petit garçon de six ans. Dans l’histoire, l’enfant joue un rôle central. Ils habitent dans une belle et grande maison. Plus tard, on découvre leur métier, il est artiste peintre (ce métier créera un lien passionnant avec le principal sujet du film), elle est restauratrice de meubles. La … Continuer la lecture de « Les Intranquilles » de Joachim Lafosse (2021)

« France » Bruno Dumont (2021)

Pourquoi « France » de Bruno Dumont est-il un grand film ? Il faut voir et revoir les précédents films du réalisateur : « La vie de Jésus » (1997), « L’humanité » (1999), « Twentynine Palms » (2003), « Flandres » (2006, Grand Prix du Festival de Cannes), « Hors Satan » (2011), « Camille Claudel 1915 » (2013) ; il faut voir les pas de côté qu’il a exécutés : … Continuer la lecture de « France » Bruno Dumont (2021)

« Drive my car » Ryūsuke Hamaguchi (2021)

Ce qui frappe chez les Japonais… (reprenons) … ce qui frappe dans les films de Ryūsuke Hamaguchi et chez maints réalisateurs japonais, c’est… la rétention. Dans ses films, comme dans « Passion » par exemple (autre chef d’œuvre du même réalisateur en 2008), à l’image de tout un peuple, du fait de leur culture, de leur éducation … Continuer la lecture de « Drive my car » Ryūsuke Hamaguchi (2021)