« La Maison de poupée » d’Ibsen, mise en scène Stéphane Braunschweig (2009)

Il y a d'abord ce monumental décor blanc figurant l'appartement de Torvald Helmer et de son épouse Nora, cette grande white box pouvant à la fois représenter l’esprit de modernité du couple Torvald Nora, mais également leur dépouillement puisque l’appartement est sommairement meublé et peu décoré, mais aussi la joie, le début de la pièce … Continuer la lecture de « La Maison de poupée » d’Ibsen, mise en scène Stéphane Braunschweig (2009)

« Après Coups, projet Un-femme » dyptique, mise en scène Séverine Chavrier (2018)

S’agissant du premier et du second volet du dyptique, « Après Coups, projet Un-femme » de Séverine Chavrier, ne cherchez pas de discours cohérents (« Je ne sais pas ce qu’il faut raconter » dit une des jeunes femmes dans la seconde moitié du spectacle). Ne cherchez pas de propos suivis, logiques, développés. Ne cherchez … Continuer la lecture de « Après Coups, projet Un-femme » dyptique, mise en scène Séverine Chavrier (2018)

« Sœurs » de Pascal Rambert, mesc Elidan Arzoni (2020)

Ce théâtre revient à la source, aux Atrides, à l’élémentaire, aux conflits rudimentaires, au noyau, au combat entre les frères ennemis (ici « Sœurs »), aux « Sept contre Thèbes »  (ici, elles ne sont que deux), mais il s’agit du même théâtre... Du théâtre des origines. Ce théâtre réinstaure le conflit dual-duel primordial, le vis-à-vis, le … Continuer la lecture de « Sœurs » de Pascal Rambert, mesc Elidan Arzoni (2020)

« Orestes in Mosul » d’après Eschyle, mise en scène de Milo Rau (2019)

Les mises en scène de Milo Rau savent immédiatement imposer le silence (c’est ici un des grands principes de son travail). La salle est bondée, un acteur s’approche, le dispositif est archi-simple, on ne peut pas faire plus simple, on ne peut pas faire moins sophistiqué, un acteur s’approche face à la salle, au centre … Continuer la lecture de « Orestes in Mosul » d’après Eschyle, mise en scène de Milo Rau (2019)

« Bajazet, En considérant le Théâtre et la peste », Racine, Artaud, Frank Castorf (2019)

Frank Castorf met Racine à la règle d’Artaud et pousse l’amour, déjà bien entamé chez Racine, jusqu’à l’outrance. Quelques grands principes fondateurs du théâtre de Castorf sont réactivés : la multiplicité des lieux : l’extérieur par où certains personnages arrivent en courant ; la tente rococo (bleu-roi lumineux) de la sultane garnie de lit, oreillers, fond éblouissant, … Continuer la lecture de « Bajazet, En considérant le Théâtre et la peste », Racine, Artaud, Frank Castorf (2019)

Nathalie Béasse (rétrospective 1999-2020)

Il y a une vraie cohérence dans le travail de Nathalie Béasse, un univers visuel très fort, une grande unité. C’est toujours la même chose et en même temps jamais la même chose. Avec des tons chauds et des couleurs plutôt sombres, elle ne cherche pas à raconter des histoires, mais des lieux, des corps … Continuer la lecture de Nathalie Béasse (rétrospective 1999-2020)

« Full Circle » Kaspar Tainturier-Fink, compagnie une bonne masse solaire (2019)

Comment se tenir dans le monde lorsqu’on se situe à 102 km à vol d’oiseau d’une centrale nucléaire où l’eau bout au cœur de son réacteur ? Lorsque le premier puits de pétrole est à 224 km à vol d’oiseau ? Lorsqu’on est logé à 130 mètres d’un jardin ouvrier ? Lorsqu’on a sous les pieds une dalle … Continuer la lecture de « Full Circle » Kaspar Tainturier-Fink, compagnie une bonne masse solaire (2019)

Krzysztof Warlikowski  (troisième rétrospective 2011-2019)

Krzysztof Warlikowski : « Si on est heureux, mieux vaut pique-niquer qu'aller au théâtre. » 2011 : La fin d'après Nickel Stuff de Bernard-Marie Koltès, Le Procès et Le chasseur Gracchus de Franz Kafka, Elizabeth Costello de John Maxwell Coetzee. Krzysztof Warlikowski poursuit sa réflexion pointue sur la condition humaine. Perfectionniste, il articule son nouveau spectacle en puisant dans trois références … Continuer la lecture de Krzysztof Warlikowski  (troisième rétrospective 2011-2019)

« The way she dies » Tiago Rodrigues, Tg STAN (2017)

Il y a ce parler, cette élocution au niveau du discours, la foi en la conversation, cette prononciation intimiste, pas un mot au-dessus de l’autre (une seule fois exceptée) ; il y a cette foi dans le théâtre de parole, en la présence de l’acteur, dans le silence, dans l’écoute, dans les textes, en l’écriture, … Continuer la lecture de « The way she dies » Tiago Rodrigues, Tg STAN (2017)

« Orlando » de Virginia Woolf, mise en scène Katie Mitchell (2019)

Pour témoigner d’un roman aussi touffu et prolifère qu’ « Orlando » et retracer l’histoire du héros d’une éternelle jeunesse de Virginia Woolf qui traverse trois siècles différents, connait deux sexes distincts, baroudeur de mille territoires, passeur d’un pays (l’Angleterre victorienne) à l’autre (la Turquie et sa ville de Constantinople), passeur du sexe masculin au sexe féminin, … Continuer la lecture de « Orlando » de Virginia Woolf, mise en scène Katie Mitchell (2019)