« Carte noire nommée désir » texte, mise en scène Rébecca Chaillon (2021-2022)

Dans un décor de contraste blanc, accessoires blancs (tables, chaises, cube, établi de poterie, landau, instruments de nettoyage, charriot de cantine, etc.), une, deux, puis trois, puis quatre, huit femmes noires, jouent tous les stéréotypes réservés aux personnes noires de peau : la femme de ménage, la femme potière (c’est ancestrale), l’infirmière, l’assistante de vie. L’une, … Continuer la lecture de « Carte noire nommée désir » texte, mise en scène Rébecca Chaillon (2021-2022)

« Croire aux fauves » Nastassja Martin, mise en scène Emilie Faucheux, avec Emilie Faucheux et Michael Santos (2021)

Le théâtre souvent..., pas toujours (mais ici oui), le théâtre… qui raconte, qui est fait pour raconter, avec la création sonore en direct, les éclairages, l'immédiate efficacité de la voix sonorisée et adressée, sans intermédiaire, d’une intimité (l'actrice narratrice) à une autre (les spectateurs), l’interprétation de la comédienne, hissant l’histoire (réellement vécue), écrite par l’anthropologue … Continuer la lecture de « Croire aux fauves » Nastassja Martin, mise en scène Emilie Faucheux, avec Emilie Faucheux et Michael Santos (2021)

« Le fils » de Florian Zeller, mise en scène Elidan Arzoni (2021)

Un spectacle en 2021, c’est à peine croyable. Il se joue à partir du mercredi 21 avril jusqu’au 9 mai 2021 au Théâtre Alchimic de Carouge-Genève (en Suisse, les théâtres ont rouvert le 19 avril 2021). (Disons-le d’emblée, je suis partie prenante de ce spectacle puisque j’ai eu la chance de participer à sa réalisation … Continuer la lecture de « Le fils » de Florian Zeller, mise en scène Elidan Arzoni (2021)

Emilio García Wehbi (rétrospective 1990-2020)

Emilio García Wehbi est né à Buenos Aires en 1964. C'est un artiste interdisciplinaire qui travaille à la croisée des langages scéniques. Depuis 1989 - année où il a fondé El Periférico de Objetos, un groupe de théâtre expérimental et indépendant argentin - à ce jour, il se distingue par ses activités de metteur en … Continuer la lecture de Emilio García Wehbi (rétrospective 1990-2020)

« La Maison de poupée » d’Ibsen, mise en scène Stéphane Braunschweig (2009)

Il y a d'abord ce monumental décor blanc figurant l'appartement de Torvald Helmer et de son épouse Nora, cette grande white box pouvant à la fois représenter l’esprit de modernité du couple Torvald Nora, mais également leur dépouillement puisque l’appartement est sommairement meublé et peu décoré, mais aussi la joie, le début de la pièce … Continuer la lecture de « La Maison de poupée » d’Ibsen, mise en scène Stéphane Braunschweig (2009)

« Après Coups, projet Un-femme » dyptique, mise en scène Séverine Chavrier (2018)

S’agissant du premier et du second volet du dyptique, « Après Coups, projet Un-femme » de Séverine Chavrier, ne cherchez pas de discours cohérents (« Je ne sais pas ce qu’il faut raconter » dit une des jeunes femmes dans la seconde moitié du spectacle). Ne cherchez pas de propos suivis, logiques, développés. Ne cherchez … Continuer la lecture de « Après Coups, projet Un-femme » dyptique, mise en scène Séverine Chavrier (2018)

« Sœurs » de Pascal Rambert, mesc Elidan Arzoni (2020)

Ce théâtre revient à la source, aux Atrides, à l’élémentaire, aux conflits rudimentaires, au noyau, au combat entre les frères ennemis (ici « Sœurs »), aux « Sept contre Thèbes »  (ici, elles ne sont que deux), mais il s’agit du même théâtre... Du théâtre des origines. Ce théâtre réinstaure le conflit dual-duel primordial, le vis-à-vis, le … Continuer la lecture de « Sœurs » de Pascal Rambert, mesc Elidan Arzoni (2020)

« Orestes in Mosul » d’après Eschyle, mise en scène de Milo Rau (2019)

Les mises en scène de Milo Rau savent immédiatement imposer le silence (c’est ici un des grands principes de son travail). La salle est bondée, un acteur s’approche, le dispositif est archi-simple, on ne peut pas faire plus simple, on ne peut pas faire moins sophistiqué, un acteur s’approche face à la salle, au centre … Continuer la lecture de « Orestes in Mosul » d’après Eschyle, mise en scène de Milo Rau (2019)

« Bajazet, En considérant le Théâtre et la peste », Racine, Artaud, Frank Castorf (2019)

Frank Castorf met Racine à la règle d’Artaud et pousse l’amour, déjà bien entamé chez Racine, jusqu’à l’outrance. Quelques grands principes fondateurs du théâtre de Castorf sont réactivés : la multiplicité des lieux : l’extérieur par où certains personnages arrivent en courant ; la tente rococo (bleu-roi lumineux) de la sultane garnie de lit, oreillers, fond éblouissant, … Continuer la lecture de « Bajazet, En considérant le Théâtre et la peste », Racine, Artaud, Frank Castorf (2019)

Nathalie Béasse (rétrospective 1999-2020)

Il y a une vraie cohérence dans le travail de Nathalie Béasse, un univers visuel très fort, une grande unité. C’est toujours la même chose et en même temps jamais la même chose. Avec des tons chauds et des couleurs plutôt sombres, elle ne cherche pas à raconter des histoires, mais des lieux, des corps … Continuer la lecture de Nathalie Béasse (rétrospective 1999-2020)