« L’homme de rien » de Marion Aubert, mise en scène Eric Petitjean (2019)

Voilà une expérience de spectateur très étrange ! Un spectacle d’une force et d’une personnalité incontestables (malgré de nombreuses chutes de régime sur la fin), un univers très fort, un théâtre épique très affirmé, un refus absolu du naturalisme, un théâtre en quête d’une indéniable efficacité, voilà des interprètes solides ; du point de vue scénographique … Continuer la lecture de « L’homme de rien » de Marion Aubert, mise en scène Eric Petitjean (2019)

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« Meaulnes (Et nous l’avons été si peu) » d’après le roman d’Alain-Fournier, un spectacle de Nicolas Laurent (2019)

Il « nous » a fait très peur Nicolas Laurent dans « Meaulnes (Et nous l’avons été si peu) » (Il « joue » à « ça »  : « à nous faire peur »). Heureusement, il a fini (après une bonne demi-heure de spectacle tout de même, peut-être même davantage) par nous rassurer. On voyait le spectacle démarrer … Continuer la lecture de « Meaulnes (Et nous l’avons été si peu) » d’après le roman d’Alain-Fournier, un spectacle de Nicolas Laurent (2019)

« Le procès » d’après Franz Kafka, mise en scène Krystian Lupa (création 2017, tournée en 2018)

Ce que le metteur en scène Krystian Lupa recherche dans un premier temps à travers l’imposante magnificence de la scène, c’est la « solennel-lisation » du théâtre. Le théâtre est une « cérémonie », tout est « précieux », la solennité est quasi-religieuse. Quels sont ses instruments ? Le gigantisme du décor ; à l’intérieur du décor, le dépouillement, la rareté du mobilier, l’accentuation … Continuer la lecture de « Le procès » d’après Franz Kafka, mise en scène Krystian Lupa (création 2017, tournée en 2018)

« L’errance est humaine » Jeanne Mordoj (2018)

Il y a quelque chose de la créature de foire dans le personnage de Jeanne Mordoj (toujours). Elle vient, elle est là. Sur une scène semblable à un éperon ou un promontoire, elle s’expose, devant l’assistance installée comme au cirque dans un dispositif en U. De la main, elle écarte le rideau bleu-ciel un peu … Continuer la lecture de « L’errance est humaine » Jeanne Mordoj (2018)

« Joueurs, Mao II, Les Noms » d’après Don DeLillo, mise en scène de Julien Gosselin (2018)

Après Houellebecq, Bolaño, Bellanger : DonDeLillo. Au théâtre, Julien Gosselin poursuit son exploration des grands récits de la littérature, les romans-fleuves. Faire Lettres au théâtre : théâtre narratif, récit, théâtre épique moderne, théâtre cinématographique, théâtre hors format (10 heures d’affilée sans entracte), mais également théâtre « hors-système dans le système », « anticapitaliste dans le capitalisme » (D’aucuns lui reprocheront peut-être. Comment … Continuer la lecture de « Joueurs, Mao II, Les Noms » d’après Don DeLillo, mise en scène de Julien Gosselin (2018)

« Tragédies romaines », mise en scène Ivo Van Hove (2008, reprise 2018)

Dans un grand espace hospitalier qui pourrait être le hall d’un hôtel international ou une grande salle de congrès, des banquettes fonctionnelles aux couleurs ternes (marron-gris-beige), douze écrans plats, autant de plantes vertes, envahissent tout l’espace. « Tragédies Romaines », trois pièces : « Coriolan », « Jules César », « Antoine et Cléopâtre » de William Shakespeare. Parce que les spectateurs (volontaires) sont … Continuer la lecture de « Tragédies romaines », mise en scène Ivo Van Hove (2008, reprise 2018)

« Hate » Laetitia Dosch (2018)

Il y a la première image. Durant toute l’entrée du public (des affiches demandent au public une entrée dans le calme), le cheval est debout, immobile, majestueux, sans attache. Sa blancheur se détache sur la piste rouge corail. En fond de scène, sur une toile, figure un lac (le paradis) bordé de quelques arbres entre … Continuer la lecture de « Hate » Laetitia Dosch (2018)