« Depuis mon corps chaud » Gwendoline Soublin (2022)

En voilà un qui part et en voici une qui reste. On met un certain temps à comprendre (et ce temps de la compréhension fait justement partie de l’expérience...), on met un certain temps à comprendre qui part, autrement dit : qui est celui qui part et de quelle séparation il s’agit ? et où se destine … Continuer la lecture de « Depuis mon corps chaud » Gwendoline Soublin (2022)

« En finir avec les arbres » Stéphanie Noel (2022)

Toutes les deux sont mères et toutes les deux ont perdu leur fils respectif. L’un, l’adulte, a tué l’autre, le petit garçon. A la fin de la pièce, nous recueillerons des bribes d’informations sur les circonstances du drame. Entre les protagonistes, il y a la forêt (douée de langage elle aussi) : cadre du meurtre ou juge … Continuer la lecture de « En finir avec les arbres » Stéphanie Noel (2022)

« Toutes ces voix »  David Léon (2020)

David Léon met en présence deux pans de la personnalité d’un narrateur (lui-même ?), d’un côté son métier d’éducateur (celui qui le fait « vivre ») et de l’autre son autre métier (car de métier il s’agit, rien d’autre) d’auteur et ils fait dialoguer les deux, c’est ainsi que « toutes ces voix » cohabitent et se télescopent, celles … Continuer la lecture de « Toutes ces voix »  David Léon (2020)

« Les échos de la forêt » Mathilde Souchaud (2022)

Avec « Les échos de la forêt », Mathilde Souchaud a écrit une pièce grave, une pièce même très grave, mais dans le même temps, elle a écrit une pièce « très drôle », une tragi-comédie familiale. « L’histoire se répète deux fois, disait Karl Marx (on le sait, on le répète). Une première fois comme une tragédie, la … Continuer la lecture de « Les échos de la forêt » Mathilde Souchaud (2022)

« Les toilettes de l’entreprise », Tristan Choisel (2021)

Au fil d’un récit et de dialogues anonymisés (le lecteur doit chaque fois reconstituer le contexte d’énonciation de la parole et retrouver l’identité des locuteurs), Tristan Choisel, doté d’un fort esprit humoristique, « saisit » le prétexte d’un phénomène paranormal, à savoir la disparition inquiétante de plusieurs membres du personnel  dans les toilettes d’une entreprise de fabrication … Continuer la lecture de « Les toilettes de l’entreprise », Tristan Choisel (2021)

« Mon visage d’insomnie », Samuel Gallet (2022)

La pièce commence comme un théâtre ordinaire, avec des situations ordinaires. Un foyer d’accueil situé au bord de la mer, c’est l’hiver, il fait froid, le vent siffle. L’arrivée d’un éducateur âgé (55/60). Il vient prendre la relève d’une éducatrice beaucoup plus jeune que lui (25 ans). Elle quitte son emploi pour aller s’occuper de … Continuer la lecture de « Mon visage d’insomnie », Samuel Gallet (2022)

« Théâtre choisi VII. Tragédies sanglantes : L’Empereur, Fantasmagories, Mise à mort » Hanokh Levin (2018)

Dans ce théâtre-là, quelque chose se réinvente (dans la pure tradition judaïque ?). Émasculations et autres supplices abondent sur la scène. « L’Empereur » (1996) De jeunes garçons naissent de l’union secrète de l’Empereur avec de jeunes filles. Les nouveaux nés sont abandonnés. Ils réapparaissent quelques années plus tard. Des mères, les jeunes filles d'autrefois, devenues … Continuer la lecture de « Théâtre choisi VII. Tragédies sanglantes : L’Empereur, Fantasmagories, Mise à mort » Hanokh Levin (2018)

« Au bord » Claudine Galea (2010)

« L’autrice a tout essayé ». C’est ce que l’on se dit, à bon ou à mauvais droit. Sur la base d’une célèbre photographie choc, où l'on voit une femme GI traîner un prisonnier nu au sol, attaché à une laisse avec un collier autour du cou, l’autrice a essayé toutes les façons possibles de parler de … Continuer la lecture de « Au bord » Claudine Galea (2010)

« Les Chants anonymes » Philippe Malone (2021)

Au fil d’un texte polyphonique, plusieurs paroles, dans des typographies différentes, s’entrecroisent… En ouverture de pièce, l’écriture italique prend la parole des expatriés, les anonymes de la première ligne. Sur de grandes étendues blanches rappelant l’océan, leurs bribes atterrissent l’une après l’autre sur la page, comme des débris épars échoueraient sur la plage, à la … Continuer la lecture de « Les Chants anonymes » Philippe Malone (2021)

« Sweetie » Philippe Malone (2018)

Ça commence doucement et on ne sait pas où on va. Il s’agit d’une vague inconnue, inédite, qui monte, monte, monte. La vague double, triple, enfle, grossit et tout d’un coup investit les moindres recoins, à bride abattue, sans restriction ni frein, jusqu’à tout engloutir. La vague suivante reprend là où la précédente s’était arrêtée, … Continuer la lecture de « Sweetie » Philippe Malone (2018)