« Vous les entendez ? » Nathalie Sarraute (1972)

Un père entend les rires frais de ses enfants adolescents qui s’amusent. Ces jeunes gens ont des crises de fous rires innocents, mutins, malicieux.  Ils s’esclaffent pour des riens. De longs « rires bêtes », on dit parfois. Les jeunes sont montés à l’étage. Le père est assis au salon avec un ami, un voisin en visite. … Continuer la lecture de « Vous les entendez ? » Nathalie Sarraute (1972)

 « Entre la vie et la mort » Nathalie Sarraute (1968)

Un écrivain et sa femme conversent au sujet des affres de la création. La population se divise en deux catégories : ceux qui ont quelque chose à dire (les artistes), ceux qui n’ont rien à dire (les prétendus autres). Qu’est-ce qui distingue les artistes des autres ? Pourquoi devient-on artiste ? Le couple cherche à percer ce miracle, … Continuer la lecture de  « Entre la vie et la mort » Nathalie Sarraute (1968)

« Les Fruits d’or » Nathalie Sarraute (1963)

Deux personnes (un homme et une femme) se disputent au sujet d’une troisième qui sollicite leur approbation et la reconnaissance artistique. Puisque tout le monde se pâme en admiration devant les œuvres et l’exposition de Gustave Courbet, un des personnages, l’homme, s’y montre hostile et refuse de participer à ce concert de louanges. Cet homme … Continuer la lecture de « Les Fruits d’or » Nathalie Sarraute (1963)

« Le planétarium » Nathalie Sarraute (1959)

La narratrice se dispute avec les ouvriers parce que ceux-ci ont mis n’importe quelle poignée sur une porte ovale en chaîne massif, allégorie de la création et du travail d’écriture. Les ouvriers ont mis une horrible poignée en nickel blanc quand il aurait fallu une belle poignée en cuivre.  Cette faute de goût démolit et … Continuer la lecture de « Le planétarium » Nathalie Sarraute (1959)

« Martereau »(1953), « Portrait d’un inconnu » (1956), Nathalie Sarraute

« Martereau » Nathalie Sarraute (1953) Dans une atmosphère de réception de « gens importants » ou de visites chez de « grands manitous », de collectionneurs et de grands bourgeois, une femme et son mari devisent sous les yeux d’un narrateur qui ne dit mot mais qui n’en pense pas moins. Le mari, homme d’affaires très occupé, voyage beaucoup. La … Continuer la lecture de « Martereau »(1953), « Portrait d’un inconnu » (1956), Nathalie Sarraute

« Les irremplaçables » Cynthia Fleury (2015)

Être irremplaçable (autrement dit être unique) ce n’est pas refuser d’être remplacé, c’est simplement avoir conscience de son caractère irremplaçable. Une telle connaissance n’autorise pas à imposer sa toute puissance à autrui, en lui intimant la directive de ne pas nous remplacer. Devenir irremplaçable (puisqu'il s'agit d'un devenir), c’est former une singularité qui n’est pas … Continuer la lecture de « Les irremplaçables » Cynthia Fleury (2015)

« Les Bienveillantes » Jonathan Littell (2006)

L’ultime phrase du roman, comme le titre, renvoient aux déesses vengeresses et persécutrices des « Euménides » d’Eschyle. Dans la première partie « Toccota », le narrateur, dénué de scrupules et de mauvaise conscience, annonce qu’il écrira sa chronique sans chercher ni à se justifier, ni à rendre des comptes.  Dans les chapitres suivants, il décrit les massacres des juifs … Continuer la lecture de « Les Bienveillantes » Jonathan Littell (2006)

« La nausée » Jean-Paul Sartre (1938)

Un surgissement de nausée de plus en plus intense accompagne le sentiment de la réalité et la conscience du corps d’un homme que la solitude et l’oisiveté rendent de plus en plus attentif aux faits bruts de l'existence. Antoine Roquentin, environ 35 ans, vit à Bouville. Il travaille à un ouvrage sur la vie du … Continuer la lecture de « La nausée » Jean-Paul Sartre (1938)

« Eichmann à Jérusalem », Hannah Arendt (1963)

L’anéantissement de six millions de juifs représente un événement qui, parmi tous les événements stupéfiants et effrayants du pauvre XXe siècle, est si unique qu’on ne peut avoir prise sur lui avec des catégories habituelles. Qui était Adolf Eichmann le spécialiste des convois de la mort dont le métier était précisément d’approvisionner des usines d’extermination … Continuer la lecture de « Eichmann à Jérusalem », Hannah Arendt (1963)

« Les origines du totalitarisme » Hannah Arendt (1951)

Penser l’impensable. Expliquer l’inexplicable. Dans le premier volume, « L’antisémitisme » (publié pour la première fois en France en 1973) entendu comme idéologie laïque du XIX siècle différente de la haine séculaire à l’égard des juifs d’origine religieuse, Hannah Arendt critique le repli sur soi du peuple juif - nommé acosmisme (désir d’invisibilité et inexpérience politique ou … Continuer la lecture de « Les origines du totalitarisme » Hannah Arendt (1951)